Billets de continuation

Une obligation méconnue

La plupart d’entre vous n’ont sans doute jamais entendu parler d’un tel billet… et pour cause : vous n’en avez probablement jamais eu besoin, notamment si vous avez toujours voyagé avec un billet aller-retour.

Ces billets ne concernent d’ailleurs que certains pays du monde. Ils sont simples à se procurer, peu chers, et ne vous concernent a priori que si vous quittez l’un des pays concernés par voie terrestre ou maritime.

Ces billets étant toutefois obligatoires dans certains cas, vous pourriez être refusé à l’embarquement si vous oubliez de vous en procurer… d’où l’importance de lire la suite attentivement !

Qu’est-ce c’est et comment ça marche ?

Pour vous rendre dans certains pays, une preuve de sortie du territoire peut vous être demandée, notamment si vous quittez ensuite le pays par voie terrestre ou maritime et que votre prochain vol repart d’un autre pays que celui dans lequel vous arrivez.

Dans ce cas, vous ne disposez en effet, a priori, d’aucun billet permettant de prouver que vous quitterez le territoire concerné avant la fin de la durée de séjour autorisée.

Il peut donc être nécessaire d’acheter au préalable un billet de continuation, c’est-à-dire un titre de transport prouvant votre sortie du pays. Ce document sert de preuve, aux yeux des autorités, que vous ne resterez pas sur leur territoire plus longtemps que la durée autorisée (généralement comprise entre 30 et 90 jours selon les pays).

Cette règle peut s’appliquer aussi bien lors d’une arrivée par voie aérienne que par voie terrestre.

Une compagnie aérienne peut ainsi vous refuser l’embarquement si vous ne disposez pas d’un billet de continuation. En effet, si l’entrée dans le pays vous est refusée à l’arrivée faute de document valable, la compagnie pourrait être tenue de vous ramener vers votre pays de départ. Elle préfère donc ne pas prendre ce risque.

Comment s’en procurer ?

Parfois, un simple billet de bus acheté en ligne suffit, tandis que certains pays exigent un billet d’avion.

Heureusement, cela ne signifie pas forcément que vous devez acheter un billet d’avion que vous n’utiliserez pas. Il existe des solutions permettant de répondre à cette obligation pour un coût limité. Ces billets peuvent généralement être obtenus rapidement et ne nécessitent donc pas une grande organisation en amont.

La solution la plus simple consiste à passer par une société comme Best Onward Ticket (site en anglais) qui fournit, pour environ 14$, un billet de continuation valable pendant 48 heures.

Une autre solution, gratuite en principe, consiste à acheter un billet d’avion entièrement remboursable auprès d’une compagnie aérienne. Attention toutefois : ce type de billet est souvent assez cher et vous devrez avancer le montant total avant d’en demander le remboursement.

white airplane under blue sky and white clouds during daytime

Pays concernés

Les pays concernés se situent principalement en Afrique, Océanie et Amérique latine.

Vous trouverez, dans cet article du site Tourdumondiste, la liste des pays pour lesquels un billet de continuation peut être nécessaire, ainsi que des informations complémentaires à ce sujet.

Ne prenez en tout cas pas cette obligation à la légère : en cas de refus d’embarquement à l’aéroport parce que vous ne disposez pas de ce fameux billet, la responsabilité vous incombera.

À noter qu’en cas d’arrivée par voie terrestre, les douaniers sont généralement moins regardants sur les billets de continuation qu’en cas d’arrivée par voie aérienne. Dans les faits, même par avion, ce document est finalement assez rarement demandé, et certains voyageurs ont même effectué un tour du monde sans qu’on ne le leur réclame une seule fois.

Lorsque vous vous rendez par voie aérienne dans l’un des pays concernés, il est toutefois préférable de vous munir d’un billet de continuation afin d’éviter tout risque de refus d’embarquement par sécurité.

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